Bienvenue à Jérémie, notre employé de l’été 2026!

Depuis la fin du mois de juin, un nouveau visage est apparu et a rapidement pris toute sa place au bureau d’accueil de l’Outillerie. C’est celui de notre nouvel employé saisonnier. Embauché grâce au programme Emploi d’été Canada, il participe activement à la coordination et à l’opération de la bibliothèque d’objets jusqu’à la fin août, au grand soulagement des bénévoles encore en ville. Selon ce qui devient maintenant une tradition, nous avons demandé à Jérémie de nous parler un peu de lui.

Nom

Jérémie Desjardins

Pronom

Il

Mon outil préféré parmi le catalogue de l’Outillerie

La dégauchisseuse, un des premiers outils que j’ai retournés dans le système cet été. Au-delà du plaisir purement esthétique de dire le mot à voix haute, c’est un outil qui m’a fait réaliser à quel point l’Outillerie donne accès à du matériel qu’on n’aurait normalement jamais l’occasion de toucher, encore moins de posséder.

Ce qui m’attire à l’Outillerie

Le partage d’outils, pour moi, est loin d’être un détail pratique. C’est une réponse concrète à des problèmes bien réels d’accès et de précarité. Quand on n’a pas les moyens de s’acheter les outils dont on a besoin, on ne devrait pas être forcé de renoncer à réparer, bâtir ou entretenir ce qui compte pour nous.

Il y a aussi quelque chose de profondément politique dans le fait de rendre les outils accessibles collectivement plutôt que de les laisser dormir individuellement dans chaque garage. C’est une manière de reprendre un peu de pouvoir sur nos vies matérielles, en dehors de la logique du marché, tout en réduisant l’empreinte environnementale de la surconsommation d’objets.

Des projets comme l’Outillerie, je les vois comme des briques essentielles dans la construction de communautés plus résilientes et plus autonomes — en complément, bien sûr, des services publics qui doivent continuer d’assumer leur rôle.

Mes expériences passées d’organisations alternatives

Je n’ai pas encore eu la chance de m’impliquer concrètement dans des structures à gouvernance participative, mais c’est un mode d’organisation qui m’intéresse profondément, autant intellectuellement que politiquement. Je crois à la démocratie directe comme outil pour redistribuer le pouvoir et faire émerger une véritable intelligence collective. Mon poste à l’Outillerie, à l’intersection de plusieurs comités et voix différentes, est justement une occasion d’apprendre à faire vivre ça sur le terrain.

Commentaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *